Sincères condoléances de Gisèle Totin

Editions La Doxa. 184 pages. Paru en avril 2016.

Résumé et avis

Sincères condoléances est un recueil de nouvelles mettant en scène des personnages qui ont perdu un être cher. Ces femmes et ces hommes meurtris vont chacun à leur manière faire face au deuil

Chacune des nouvelles est composée de deux récits, deux narrateurs, deux voix et donc deux regards différents autour d’une situation créée par une disparition. Ce choix de narration est astucieux, on voit bien par là l’impact d’une mort inattendue sur les personnes endeuillées avec le doute qui s’installe sur leur mode de vie, sur leur croyance, induisant une remise en question totale de leur existence. La mort de l’être aimé agissant comme un révélateur de qui on est vraiment et nous met face à nos limites.

Bien plus qu’un livre sur la mort, ces récits nous rappellent que la vie est courte et que chaque seconde doit être vécue pleinement.

Beaucoup de sujets y sont traités : le deuil bien sûr mais aussi l’amitié, l’amour, la famille, la parentalité et la loyauté. Ces histoires nous amènent à poser un regard différent sur les événements qui nous touchent et à en évaluer le degré d’importance. Avec Sincères condoléances Gisèle Totin nous montre qu’il est parfois nécessaire de prendre du recul face à certaines situations dramatiques au risque de bouleverser voire détruire des liens forts. On ne peut pas anticiper ni éviter les vicissitudes de la vie mais on peut apprendre à surmonter nos émotions et aller de l’avant.

La lecture de ces nouvelles est agréable avec des passages drôles. A aucun moment je n’ai ressenti de la tristesse, seule une ligne m’a bouleversée en fin d’ouvrage.

Un livre qui pousse à la réflexion. A lire ! Le livre est disponible sur le site internet des Éditions La Doxa.

Bonne semaine à tous.

 

 

Le livre est disponible sur le site internet des Editions La Doxa.

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Extraits:

« Autant on n’a jamais vu des gens affamés lécher le bitume ici, de la même façon les gens affamés n’engloutissent pas le sable dus sol en Afrique. Cette expression signifiait que ses parents n’étaient pas si pauvres et je trouvais que c’était joliment dit. »

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